:: Ledet ::

:: Ledet ::
:: Autel du choeur de la cathédrale de la Sainte-Trinité, Addis-Abeba ::

# Posté le vendredi 23 décembre 2005 08:28

Modifié le mercredi 11 janvier 2006 13:27

:: Les 8 heures des Nouvelles d'Addis ::

:: Les 8 heures des Nouvelles d'Addis ::
Samedi 17 décembre, de 15 h à minuit, à Montreuil (93)

Les Amis des Nouvelles d'Addis (Addis Zéna) organisent une rencontre de soutien au journal.

Au programme :

- FORUM CORNE DE L'AFRIQUE, de 15h00 à 19h00
- APÉRITIF DE L'AMITIÉ, de 19h00 à 19h30
- SOIRÉE DJIBOUTO-ÉTHIOPIENNE, de 19h30 à 24h00


Plus de détails (réservation, adresse, plan d'accès) [fichier pdf]

# Posté le jeudi 15 décembre 2005 17:50

:: Contre-sommet de Bamako : dénonçons la Françafrique ::

:: Contre-sommet de Bamako : dénonçons la Françafrique ::
Alors que ce week-end a lieu à Bamako, capitale du Mali, un sommet réunissant les chefs d'Etat africains et... Jacques Chirac (comme c'est équilibré), l'association SURVIE appelle à manifester contre la politique française en Afrique :

"Manifestons donc le 4 décembre 2005 à Paris, en soutien au contre-sommet de Bamako,

CONTRE :

- Ces despotes qui vivent impunément des rapports néo-coloniaux au détriment du développement de leurs pays et du bien-être des populations.

- La politique de la France en Afrique menée par Jacques Chirac et ses prédécesseurs, responsable de la plupart des maux de l'Afrique.

- La torture, les massacres, les assassinats politiques, les trafics d'armes, et l'impunité de leurs auteurs et de leurs complices.

Nous, organisations françaises et africaines mobilisées à l'occasion de l'Autre sommet pour l'Afrique, exigeons un partenariat euro-africain réellement constructif pour le développement et l'émancipation de l'Afrique.

POUR :

- Le respect des libertés fondamentales d'expression et d'organisation syndicale, associative et politique ;

- Le respect des Droits de l'Homme ;

- L'annulation de la dette illégitime payée par les peuples africains ;

- L'arrêt du pillage du continent par les pays riches et leurs multinationales, la Banque Mondiale et le FMI ;

- La lutte contre l'impunité et la délinquance financière ;

- L'accès de tous à l'alimentation, la santé, l'éducation, à l'emploi, à l'habitat, et à la justice ;

- Une guerre contre le Sida et le Paludisme, premiers ennemis de l'Humanité ;

- Pour une solidarité nouvelle entre l'Europe et l'Afrique qui passe par la régularisation des Sans Papiers.

Contre la Françafrique ! Solidarité internationale !"

RDV diamnche 4/12 à Paris, Place des Fêtes (19e ardt), à 14 h

Parcours : Place des fêtes, République, Barbès Rochechouart (fin de la manifestation à 18h à Barbès)

A lire :
L'exemple d'un étudiant au Tchad (Libération)
Le sommet de Bamako (Libé, ou comment désinformer)
Le contre-sommet de Bamako (Libé, ou comment désinformer bis)

# Posté le samedi 03 décembre 2005 07:08

Modifié le samedi 03 décembre 2005 10:46

:: ANTISARKO :: (ça fait longtemps mais faut le rappeler !)

:: ANTISARKO :: (ça fait longtemps mais faut le rappeler !)
L'état d'urgence est instauré pour 3 mois, la menace plane, les libertés sont limitées (ou limitables), qu'on se le dise ! Comme pendant la guerre d'Algérie, afin de réprimer les indépendantistes résidant en métropole, la République adopte un régime d'exception, qui précède l'état de siège...
Paris serait au bord de ce que l'armée française a fait connaître à Abidjan ? A en croire Fox News, média féau de l'administration Bush, la France tout entière serait assiégée... par qui ? mais c'est simple : par les musulmans ! Non ce n'est pas radio Mille-Collines qui diffuse des messages haineux à l'égard d'une certaine population, c'est une télé américaine regardée par des millions d'Américains... un média libre, libérateur, "décomplexé"... (comme la droite de Sarko). A côté de la situation française, l'ouragan Katrina "c'est de la blague" selon Billy O'Reilly, grand prêtre éditorialiste de cette chaîne poubelle. Mais bien sûr. Nous on te croit pas évidemment Billy, mais on n'est pas Américain moyen, désinformé tout au long de sa vie (on l'est aussi mais quand même, y'a des limites).

Y'a quand même un titre paru dans la presse anglaise qui vaut son pesant de vérité qui fait mal aux politiques : "Liberté, Egalité, Fraternité, Réalité". C'était un secret de polichinelle pour ceux qui vivent en banlieue, qui ont fait connaissance, à l'insu de leur plein gré, avec la police, si "professionnelle", comme ce policier qui frappait quelqu'un pour la première fois entend-on... pas de chance : il était filmé ! Interdit de résider en Seine-St-Denis, trop dur pour lui ! ça c'est de la sanction... les étrangers résidant légalement sur le territoire sont expulsés en plus de faire de la taule : et hop ! la double peine qui revient, alors que Sarko l'avait stoppée quand il souhaitait gagner des voix à gauche.
Alors oui il faut respecter des lois, des règles de vie en société, refusez la violence gratuite qui nuit à son égal, mais le respect de ces lois doit commencer par ceux qui en sont les garants... suivez mon regard.

Evidemment il serait trop simple de penser que la majorité des citoyens français va bien réagir devant les événements des trois dernières semaines, comprendre la crise profonde traversée par "ceux qui vivent en banlieue", pauvre se doit-on d'ajouter car Neuilly-sur-Seine c'est la banlieue... d'ailleurs, d'après Chirac il y aura là-bas (comme dans toutes les communes de France, en théorie) 20 % de logements sociaux bientôt.
Bientôt ? pas avant 2008 en tout cas parce qu'il faut attendre les élections municipales. Chirac, il est marrant ce mec quand même. Il fallait voir avec quel aplomb il intimait aux "fils et filles de la République" de respecter la loi d'icelle. Quand on connaît ses méfaits personnels, et aussi avec quel acharnement il a exploité tout ce qu'il a pu (et continue de le faire) en "Afrique francophone"... pitoyable cette fin de règne. Si encore c'était lui qui en souffrait le plus !

De l'autre côté du ring, bien assis sur son tas d'idées extrémistes, Sarko ne fait que continuer sa marche vers l'Elysée pour 2007 : on doit arrêter ça seen !


En Ethiopie, la situation est toujours critique. Au bout de deux semaines d'une répression féroce (les dirigeants du principal parti d'opposition ont été arrêtés), même le journal officiel de la République, Le Monde, s'est fendu d'un papier... et quel papier ! un monument de clichés sur le pouvoir politique éthiopien ("la vieille culture abyssine de ses prédécesseurs, où le pouvoir ne se conquiert et ne se perd que par la force"... méditons cette phrase... un pouvoir qui ne se conquiert que par la force, pas en France hein ! qui n'a jamais connu de révoltes ou qui n'en a jamais organisé ou soutenu en Afrique par exemple...). En bref, l'Occident (ses dirigeants), bon et généreux, a été trompé par un chef africain impudent. Violent et autoritaire, Meles Zenawi l'est sans l'ombre d'un doute, encouragé qu'il a été dans son entreprise de confiscation du pouvoir et de démantèlement de l'Ethiopie unifiée par les Etats-Unis et autres Européens en second plan.
Il faut réagir, dénoncer la position française, non seulement en Ethiopie, mais aussi dans les autres pays du continent africain (Côte-d'Ivoire, Cameroun, Togo, Tchad, etc.), tous soumis aux lois des Grands (occidentaux), au libéralisme économique destructeur d'identité et de repères, aux entreprises multinationales prédatrices qui les pillent... ==> SURVIE

# Posté le mardi 15 novembre 2005 15:47

Modifié le mardi 15 novembre 2005 16:13

:: De la banlieue de Paris à la banlieue d'Addis-Abeba ::

Merci M. Sarkozy, pompier pyromane, venu en sauveur des banlieusards, tel un Sharon sur l'esplanade des Mosquées/mont du Temple, assaillis par "la racaille" ("vous en avez marre, hein ?" oh oui, disparaissez M. le Ministre).
Les "émeutes" qui touchent quelques villes de Seine Saint-Denis (et d'autres depuis 2-3 nuits), dont celle dans laquelle j'enseigne, font parler, et pas seulement en France. Aux Amériques, pays de haute civilisation, à un sondage de CNN sur la manière dont le gouvernement devrait gérer la crise près de deux tiers des sondés répondent qu'il faut donner la troupe, comme au bon vieux temps où les patrons secondés par les préfets de la République avaient recours à l'armée qui tirait sur les ouvriers grévistes, femmes et enfants compris. 30 % préconisent d'imposer un couvre-feu ("this morning, I woke up in a curfew, oh Lord...").

Ces méthodes, bien connues du peupe américain, et de ses dirigeants (qui sévissent aussi ailleurs que dans leur pays), sont mises en oeuvre en ce moment même à Addis-Abeba ooo , et dans d'autres grandes villes éthiopiennes (Dessié, Baher Dar, Awassa, Gondar, Deré Dawa) : les forces spéciales (yadig), avec l'approbation du premier ministre Mélès Zénawi, parcourent les rues non pour maintenir l'ordre mais bien pour pacifier, nettoyer, karchériser diraient certains dans nos belles contrées franciliennes. 40 personnes sont mortes, au bas mot, dans ce contexte. Ce qui a déclenché cette flambée de violence ? Des manifestations d'étudiants à l'appel d'un parti de l'opposition au gouvernement (CUD). Une amie appelant à Addis pouvait entendre au téléphone des tirs sporadiques. Effrayant, sachant combien la ville et ses habitants peuvent être gais et sereins.
Après les événements de juin dernier qui avaient déjà secoués la capitale (voir article et photos sur le site des Nouvelles d'Addis) en raison de résultats électoraux contestables, ce regain de violence gouvernementale ne présage rien de bon pour les Ethiopiens et l'économie du pays (le tourisme en prend un coup...).

Message d'une soeur habitant Addis-Abeba : priez pour l'Ethiopie et les Ethiopiens, que Jah Rastafari guide et protège son peuple.

Dernières nouvelles sur la situation en Ethiopie :
Angola Press (5/11)
Grioo.com : "la police a paniqué" selon Mélès... surtout que les policiers en question n'en sont pas, il s'agit de forces spéciales du gouvernement, pas de simples flics...

Blog d'une Française résidant à Addis : des témoignages à lire (#1 et # 2)

La situation à la frontière Ethiopie-Erythrée se dégrade, Issayas voulant peut-être profiter des tumultes que rencontre son voisin éthiopien : déclaration à l'ONU (3/11/2005)
point de presse ONU (7/11/2005)

...et en France :
AFP
CNN

Tiré de Independant Media Center (7/11/2005) :

"« Pendant que je te parle, beaucoup de gens sont détenus et des gens sont tués. J'ai vu des forces spéciales en train de donner des coups de pied à des étudiants, des piétons, etc... » dit une employée éthiopienne d'une organisation non gouvernementale internationale dont l'identité est gardée secrète pour sa protection. Selon les témoignages provenant d'Addis Ababa, la capitale éthiopienne, la violence a jailli mardi 1er novembre après cinq mois de calme. En mai 2005, l'Ethiopie a ses deuxièmes élections multipartis. La plupart des éthiopiens pensent que l'opposition remporte le scrutin malgré l'affirmation du Front révolutionnaire démocratique du peuple éthiopien (Ethiopian Peoples Revolutionary Democratic Front, EPRDF) du premier ministre Meles Zenawi qu'il obtient une majorité des voix. Le mois de juin est sanglant à Addis Ababa, avec 42 estimés morts, et des centaines, surtout des étudiants et des jeunes, battues et harcelées. Selon la BBC, le parti de l'opposition, la Coalition pour l'union et la démocratie (Coalition for Unity and Democracy, CUD) mène un boycott contre le gouvernement et manifeste le lundi 31 octobre. Le lendemain les leaders du CUD sont arrêtés. En réponse, il y a des manifestations dans la capitale et des heurts violents entre la population et les forces de l'ordre. Selon Ethiomedia.com, mercredi cinq personnes sont tués lors d'une tentative de sauvetage du chef de la CUD, Birtukan Mideksa. Le nombre de mort depuis le 1er novembre est estimé à 41. Selon les reportages et les témoignages, la plus grande concentration de violence est dans le quartier de Mercato dans le centre-ville. Les témoins décrivent des scènes d'horreur avec les forces spéciales tirant à feu libre sur les civils, y compris ceux qui viennent au secours des blessés. Des tirs sont entendus à travers la ville et sept tanks sont constatés à Filwoha. Par contre, Tigabu, un marchand à Mercato, dit que la police essaie de maintenir l'ordre, empêchant des gangs de piller les magasins. Il y a aussi des rapports de l'incitation à la violence ethnique. L'Ethiopie compte 80 groupes différents sur son territoire. La classe régnante, par contre, est surtout tigrienne. Des allusions sont faites au Rwanda. Mais sur Nazret.com, ce raisonnement est rejeté. Les bloggers voient la haine ethnique comme une tactique du gouvernement pour se légitimer et manipuler le public. Aucun journal n'est publié le mercredi 2 novembre et il semblerait que des journalistes locaux et internationaux sont harcelés. Particulièrement, ils sont découragés de se rendre à l'hôpital pour voir les morts et les blessés. La police cible aussi les groupes de jeunes, probablement parce qu'ils sont perçus comme des critiqueurs du gouvernement. Sur le blog du portail des nouvelles éthiopiennes Nazret.com, Netsanet dit qu'il y a encore un soutien important pour la CUD et que beaucoup de gens se tourne vers elle pour des directives. Malgré le chaos, les éthiopiens ordinaires appellent encore à la démocratie et à la liberté. Ils le font en chantant des chansons et en exprimant leur solidarité avec les leaders arrêtés de l'opposition. Plus tôt dans la semaine, cela s'est fait en klaxonnant, surtout les taxis. La CUD demande un boycott de tout les produits contrôlés et vendus par le EPRDF. Dans les blogs et courriels en provenance de l'Ethiopie, il y a un thème récurrent de désespoir. Les citoyens d'Addis Abeba se sentent oubliés par la communauté internationale. Ils souhaiteraient une intervention de l'Union africaine, ses Nations unies, ou d'autres forces internationales. Les bailleurs de fonds et la communauté internationale ont beaucoup aidé et soutenu le gouvernement actuel qui jusqu'au mois de mai était applaudi comme un gouvernement exemplaire en Afrique."
:: De la banlieue de Paris à la banlieue d'Addis-Abeba ::

# Posté le samedi 05 novembre 2005 09:10

Modifié le mardi 15 novembre 2005 15:06